Un monument du football gapençais se retire des terrains de football, Jean André Da Silva plus connu sous le surnom affectueux de Janot à fouler le stade municipal de Gap pour la dernière fois, samedi dernier contre Jura Sud pour donner le coup d'envoi fictif de la rencontre en compagnie de sa fille.
Jean André Da Silva est de la ligné des grands gardiens qui ont marqué le football gapençais comme Paul Givaudan, Jean Sanfelieu ou Marius Nuvolini. Jean André Da Silva, gapençais de naissance a fait toute ses classes dans la capitale douce, avant de rejoindre le centre de formation de Thonons les Bains, puis l'Olympique lyonnais ou il est côtoie des joueurs telles que Florent Laville, ou Florian Maurice. En 1991, Bernard Agulhon a la recherche d'un gardien pour succéder à Hubert Velud, se tourne naturellement vers Jean André Da Silva. Rapidement, malgré ses 18 ans, il se fait une place en division d'honneur, malgré la concurrence proposer par ses jeunes copains Fabien Bermond et Laurent Finocchi. Il fait apprécier sa fougue et son tempérament de feu, n'hésite pas à aller au contacte ce qui lui vaut un séjour à l'hôpital après un choc avec le joueur de Saint Auban Essaïdi,lors d'un match de coupe de France. Les années passent, les entraîneurs aussi, Jean André Da Silva est toujours dans les cages, fidèle à son club. Avec les années, Le joueur s'est assagit, fini les sortis kamikazes, ce qu'il ne l'empêche pas d'avoir des soucis avec le corps arbitrale comme en 1996, ce qui lui vaut 4 matches de suspensions. Pendant une décennie, il est titulaire du poste, participe aux épopées en coupe de France, notamment contre l'OGC Nice en 1997. La saison 2000- 2001 est une saison mitigé pour Jean André Da Silva sont club monte en Championnat France amateur 2, mais lui n'est plus titulaire et doit s'effacer devant Guillaume Coffy. Janot prend «sa revanche» deux ans plus tard, et participe pleinement à la monter en Championnat France amateur. Pourtant, il n'a pas la totale confiance de l'entraîneur Daniel Bréard, et voit défiler à l'entraînement des gardiens comme Bertrand Gallou ou Alexander Bubermann qui ne resteront pas dans les annales du club.

En 2005, son ancien coéquipier, Fabien Mercadal prend la tête de l'équipe première, il fait confiance à un jeune gardien plein de talent, Clément Rigaud, Janot s'efface, mais toujours dans l'ombre travail, et quand Fabien Mercadal a besoin de lui, il répond présent. Comme lors de cette rencontre à Jura Sud à la 80e minute, alors que le score est nul, les jurassiens obtiennent un penalty, la suite Fabien Mercadal la raconte: «
Mon bon Janot, nous sauva la mise en poussant sur ses vieilles jambes. Cet arrêt nous bousta tellement que nous avons remporté ce match dans les arrêts de jeu». Un autre souvenir revient en mémoire de son ancien entraîneur: «
Lors de la campagne de Coupe de France 2007 - 2008. Contre Istres, nous sommes mené 2 à 1 après avoir réalisé un grand match. Avant de siffler les trois coups l'arbitre nous accorde un dernier corner et Janot me demande l autorisation de montée. Perdu pour perdu autant rigoler un coup!!! Frappe de Nacim Abdelalli, duels aériens, le ballon vient s'écraser sur le bas ventre de Janot et pas le temps de rigoler car la remise devient décisive en tombant dans les pattes du Grand Rachid El Mourabit qui fait exploser le Municipal de bonheur et nous accorde le droit de jouer les prolongations, avec la qualification à la clef». La saison 2008- 2009 est une année vraiment noire. En match amical contre Manosque, un choque avec son coéquipier Lionel Ben Youssouf, l'oblige à passer par la case hôpital, puis quelques semaines plus tard, sur une sortie anodine à l'entraînement, il se fait une rupture des ligaments croisés. Un coup dure pour lui qui avait commencer la saison avec les crocs. Cette saison redémarre avec un Jean André Da Silva plus affûte que jamais, mais se terminera comme de la manière qu'on le sait contre Grenoble.